L’enfant est le symptôme de sa généalogie



A travers cette formation et de nombreux exemples de décodage et de guérisons vous découvrirez comment appliquer une démarche de recherche des conflits et leur libération. L’enfant que nous étions continue de vivre et de porter certaines blessures du passé, en particulier si nous n’avons pas achevés certaines situations émotionnelles traumatisantes.


Lors de ce stage nous aborderons des cas concrets et ce stage sera l’occasion de mieux comprendre ce qui se joue de façon inconsciente entre l’enfant et ses parents mais aussi entre l’enfant et son environnement. Troubles du comportements, maladies infantiles, hyperactivité, difficultés scolaires… tous ces symptômes ne sont que le reflet de souffrances souvent inconscientes qu’il est parfois très simple de déprogrammer. Parfois pour aider l’enfant c’est les parents qu’il faut « traiter ».


Des notre naissance nous sommes porteur des programmes inconscients de nos parents et ancêtres. Ces programmes vont dans les premiers temps de notre vie se biologiser sous forme de comportements, maladies, difficultés scolaires, choix de loisir, de fréquentations.… Difficile d’échapper à son destin. On dit en décodage biologique que « L’enfant est le symptôme de sa généalogie »


Mais l’enfant évolue aussi dans un environnement familial et social qui finira de le modeler et de poser les fondations de sa future personnalité. L’accueil que le bébé reçoit sur le plan affectif étant tout de même le facteur sécurisant le plus important.

Nous verrons lors de ce prochain séminaire comment les stress vécus par les parents autour de la conception de l’enfant mais aussi durant la grossesse et au moment de l’accouchement et des premiers mois de la vie peuvent l’influencer dans son rapport au monde. Difficultés scolaires, comportements inexpliqués, maladies … trouvent souvent leurs racines dans ces moments clefs de notre vie. Leur compréhension et prises de conscience constituent une étape essentielle vers leur « guérison ».


Nos enfants ne sont que le reflet de ce que nous sommes ou plus particulièrement de ce que nous leur avons demandé d’être inconsciemment. Nous restons loyaux envers les membres de notre clan pour ne pas les décevoir et conserver leur amour sécurisant, (même quand nous nous sommes sentis rejetés par ce même clan).


Peut-être que l’exploration minutieuse des ressentis autour de la période de conception ainsi que la compréhension des valeurs qui ont imprégné notre enfance seraient le point de départ à une plus grande connaissance de soi. « C’est la connaissance qui libère ». Devenir qui nous sommes vraiment c’est nous libérer de notre passé programmant pour recréer notre propre système de croyance.


Au delà de toutes ces explorations que nous découvrirons lors de la formation (voir affiche jointe), je vous propose de comprendre à travers l’article ci-dessous la relation qui peut exister entre le contact (le toucher) et la sécurité affective. Cette dernière est essentielle pour nous apporter stabilité émotionnelle, confiance dans la vie, capacité de résilience … en sommes une grande partie de notre équilibre pour vivre !



Le contact et la sécurité affective


Vous connaissez peut-être l’expérience suivante : vous privez un bébé singe du contact de sa mère et de toute source de nourriture. Au bout de quelques jours, vous le mettez face à deux cages contenant pour la première un plateau de nourriture, et pour l’autre une fourrure de singe. Quel choix croyez- vous qu’il fera ? La fourrure bien sûr, car les mammifères ont d’abord besoin de nourriture affective (contact peau à peau) pour grandir et évoluer en étant sécurisé. Concernant les primates, les expériences du psychologue américain Harry Harlow ont montré, dès la fin des années 1950, l'importance du contact physique entre la mère et son petit dans le développement du singe rhésus. Et l'on sait également l'importance du toucher dans le développement psychologique des enfants : privés de contact physique, ils peuvent plonger dans un état dépressif, comme en témoignent les tristement célèbres orphelinats de l'ère Ceausescu, en Roumanie.


Chaque espèce vivante a un sens dominant. Pour le chien, c’est l’odorat, pour la chauve souris, c’est son sonar, l’aigle quant à lui, survit grâce à sa vue...).


Chez l’homme adulte, nous nous servons essentiellement de la vue et de l’ouïe pour appréhender le monde. Ce n’est pas le cas pour le nouveau né qui vient de sortir d’un milieu clos, humide et noir ! Le premier sens à se développer chez l’embryon est le toucher. Ce sera le sens dominant du bébé et il restera toute notre vie un outil de perception très sensible. La plus grande zone de notre cortex (la zone post-sensitive) est d’ailleurs entièrement dévolue au contact et plus particulièrement au contact maternel (1) lorsque nous sommes de jeunes enfants. Cela signifie que le nouveau né n’est rassuré qu’au contact de la peau de sa mère (l’odorat participe aussi à cette sécurisation). Séparé de sa mère (c’est à dire en perdant le contact peau à peau), un bébé ne se sent plus en sécurité. Pour son cerveau, c’est comme s’il était abandonné et livré à lui même dans la nature hostile. A tout moment, il peut être la proie d’un prédateur. C’est alors que la zone post-sensitive « s’allume » signalant une alerte vitale. Très vite le bébé se mettra à pleurer pour appeler sa mère (2). Un bébé ne pleure que pour trois raisons : la faim, la douleur, ou la perte de contact peau à peau. Dans les trois cas, il est dans une angoisse de séparation qui ne sera soulagée qu’au contact de sa mère. (C’est elle qui biologiquement est censée nourrir, soulager et protéger)


Une personne n’ayant pas été suffisamment sécurisée par le contact peau à peau avec sa mère risquera, à l’âge adulte, d’être en proie à des angoisses inexpliquées. Elles sont l’expression d’un besoin de sécurité affective non satisfait, mémoire d’une mère peut-être trop distante, froide quand nous avions besoin d’être rassuré.


Chez le rat, divers travaux ont mis en évidence l'importance du toilettage et du léchage maternel sur sa progéniture : plus les petits sont léchés après leur naissance, et moins le taux d'une hormone de stress comme la corticostérone est élevé.


Le toucher est le sens de l’amour et de la sécurité affective. Par le portage d’un bébé, un câlin, un massage ou des caresses lors d’un échange amoureux nous sécrétons l’hormone de l’attachement : l’ocytocine. Cette hormone est aussi celle du lien qui nous rassure et nous sécurise sur le plan affectif tout au long de notre vie. Elle est d’ailleurs aussi considérée comme l’hormone de la fidélité dans le couple. (3) L’ocytocine nous rend confiant en nous même et en notre partenaire. C’est un filtre d’amour. Alors touchez votre conjoint si vous souhaitez le garder pour vous !


L’épouillage pour plus de chaleur humaine


Cette relation entre le toucher et l’amélioration du lien affectif s’exprime à travers l’une des principales fonctions de l’épouillage chez certains singes. Des chercheurs viennent de découvrir que cette activité modifie l’activité de la peau qui devient alors plus efficiente dans la conservation de la chaleur interne du corps. Le singe conserve ainsi plus d’énergie qui sera utilisée pour la reproduction et la recherche d’aliment.

On savait que l’épouillage est une façon de créer du lien social, d’éliminer des tensions au sein du clan. On comprend ici que « chercher des poux » est l’équivalent de cette caresse dans les cheveux source de chaleur corporelle et de tendresse. Les enfants « tête à poux » demandent inconsciemment la caresse de leur mère. Ils cherchent ainsi un contact bienveillant qui apportera de la chaleur et de la sécurité affective.


Des caresses contre les escarres


Ce qui est vrai pour l’enfant l’est aussi pour les personnes âgées qui se sentent délaissées. Abandonnées dans leur lit, privées de contact physique chargé d’un minimum de tendresse, elles développent souvent des escarres. Escarres est l’anagramme de caresse! Les escarres sont des lésions (ulcérations) de la peau dont l’origine médicale est attribuée exclusivement aux pressions et frottements répétées quand l’on reste alité ou en fauteuil roulant. Mais toutes les personnes longtemps alitées ne souffrent pas d’escarres. Seules celles qui manquent de contact charnel chargé d’affect développeront ce type de lésions. La circulation se ralentit localement, la peau perd peu à peu sa sensibilité à l’image du malade qui est privé de contact chaleureux. On sait d’ailleurs en milieu hospitalier que la prévention des escarres passe entre autre, par le massage. Mais un message mécanique ne saurait remplacer un toucher chargé d’affect et de bienveillance.


Le docteur Olivier Florent (3) raconte l’histoire d’une rencontre qu’il a faite à l’hôpital psychiatrique avec une femme atteinte de démence qui n’arrêtait pas de hurler ses angoisses toute la journée. Il fit l’expérience de lui prendre tendrement les mains. Cette femme réagit en prenant à son tour la main de ce médecin et l’amena jusqu’à sa joue pour se donner une caresse. Elle a ensuite embrassé cette main et durant toute l’après midi suivant cette rencontre cette femme a cessé de hurler. Elle fût rassurée par ce simple contact charnel comme un bébé serait rassuré dans les bras de sa mère.

Que ce soit le nouveau né qui pleure, l’enfant qui « attrape » des poux ou la personne âgée alitée qui fait des escarres ou qui est angoissée, ils sont tous en demande de contact charnel, de câlin et de tendresse. A tous les âges de notre vie nous avons besoin d’être touché par des mains accueillantes pour notre équilibre affectif. Aux Etats Unis, il n’est pas rare de trouver sur les trottoirs des personnes offrant un câlin gratuit (Hug) comme s’il fallait compenser l’excès de matérialité et de technologie qui caractérise notre société capitaliste.


Une société qui instrumentalise le corps, qui continue de considérer le contact physique comme non-essentiel et qui prône la distanciation sociale plutôt que le contact peau à peau, premier langage de l’amour, expose ses citoyens à une instabilité affective et à un état d’angoisse chronique. Mais c’est peut-être là que se trouve une des clefs du pouvoir. Un angoissé obéit plus facilement des qu’il a un doute ou un peu peur. Une aubaine pour qui veut contrôler le peuple !



Jean-Brice Thivent


(1) les ¾ de cette zone post-sensitive traitent exclusivement du contact à la mère, le quart restant étant réservé essentiellement au contact avec le père et ensuite aux autres membres du clan.

(2) Dans la nature, la mère est celle qui est censée être toujours à proximité de sa progéniture pour le protéger

(3) Dr Olivier Florent auteur du livre : « Aimer après la foudre et l’orage-Secrets bien gardés de la fidélité » – Edition du cerf.



Une formation pour débuter ou se perfectionner en décodage biologique

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