LES PROTEINES VEGETALES VALENT-ELLES LES PROTEINES ANIMALES ?



PARTIE 1: PROTÉINES ET VÉGÉTALISME

Depuis que j’ai débuté ma réflexion sur le type d’alimentation que l’homme devrait avoir pour être en santé optimale, cette question des protéines s’est posée de façon récurrente. Aujourd’hui, avec l’explosion des mouvements Vegan, végétalien et végétarien elle devient essentielle.

Il m’est arrivé d’expérimenter l’alimentation végétalienne (qui exclut tout produit ou sous-produits animaux). J’ai aussi reçu,, en consultation ou en formation des personnes végétaliennes. Je me souviens en particulier de cette patiente d’une maigreur extrême, visage terne, diminuée physiquement. Elle était végétalienne –crudivore et son niveau de vitalité était au plus bas.

Elle me soutenait qu’elle avait sa dose de protéines journalière car elle mangeait beaucoup de brocolis (tous les jours comme lui avait conseillait son « Gourou » sur internet). Elle était incapable de comprendre que même en consommant 1 kilo de brocolis par jour elle ne pourrait répondre à ses besoins protéiques, du moins, pour vivre en santé optimale. Il est peut-être possible de vivre en étant végétalien, mais dans le contexte de vie actuel (urbanisation, climat froid, stress...) et la faiblesse de nos constitutions, un tel régime ne nous permet pas d’atteindre le maximum de potentialité de notre capital santé.

Seuls quelques individus de constitutions « musculaires-sanguines » pourraient tirer un bénéfice de ce mode alimentaire. Après plus de 25 ans d’expérimentation (sur moi) dans le domaine alimentaire et 20 ans de consultation en naturopathie (avec réalisation de bilan de vitalité), je peux dire aujourd’hui qu’une alimentation végétalienne stricte conduit à la perte de masse musculaire et à une baisse de l’énergie physique. (Sauf pour des cas très exceptionnels).

Le piège d’une réforme vers le végétalisme!

Dans les premières semaines d’une réforme végétalienne, on obtient souvent des bénéfices tels que : une meilleure qualité digestive, une meilleure endurance, une diminution de certaines inflammations, un sommeil amélioré... Mais après quelques semaines (ce temps est variable selon les individus), la fonte musculaire et la fatigue prennent le dessus. Tous mes patients végétaliens se caractérisaient à la fois par leur maigreur (parfois extrême), leur hypersensibilité nerveuse, et par la croyance qu’ils étaient sur la voie royale de la santé alors qu’ils étaient en train de décliner sur le plan de la vitalité.

Cette perte de vitalité est associée à l’apparition de carences comme les acides gras essentiels (EPA-DHA), vitamines B12, créatine, Taurine ou certains oligo-éléments. (Je reviendrai dans un autre article sur ces carences). Mais la carence qui nous intéresse aujourd’hui est celle en acides aminés (protéines) (1). Les végétaliens qui me lisent en ce moment doivent se dire « Mais je consomme des protéines, elles sont d’origines végétales issues des oléagineux, des légumineuses et autres céréales ou algues...et en plus je sais les associer entre elles pour avoir tous les acides aminés nécessaires à une bonne santé » !

En effet, la plupart des végétaliens savent que l’une des conditions de la réussite de leur mode de vie est d’apporter tous les acides aminés essentiels, ce qu’ils font très bien en associant les céréales et les légumineuses. Mais est-ce vraiment suffisant pour bénéficier d’un apport suffisant de protéines assimilables ?