De la naturopathie au décodage psychobiologique des maladies : Exemple de la fatigue des surrénales

Dernière mise à jour : 29 sept.


Il y a encore une quinzaine d’année je pensais que le maintien d’une bonne hygiène de vie (alimentaire et physique) suffisait à rester en bonne santé. Et si j’avais un symptôme c’est que j’avais fait un « écart » et que mon corps me le rappelait.


Pourtant, dès mes premières consultations de naturopathe, je rencontrais des personnes dont l’hygiène de vie était satisfaisante (une alimentation adaptée, activité physique, grand air, …) mais il y avait chez eux un état de souffrance dont je pressentais le lien qu’il pouvait avoir avec leur « maladie ». Mais avec ma formation « classique » de naturopathe je n’avais pas appris à écouter et comprendre cette souffrance, ni à faire de lien avec leurs symptômes.

C’est alors que j’ai découvert le courant de la « psycho-bio-généalogie » ou du « décodage biopsychologique ». C’était la partie qui allait parfaitement compléter mon approche de naturopathe et m’ouvrir à une nouvelle dimension dans ma compréhension du « fonctionnement » de l’humain dans sa globalité. C’était la pièce qui allait compléter le puzzle et élargir mon champ de vision. Ce fût une véritable révélation.


Ma conception de la maladie a donc bien évolué depuis mon adolescence. Aujourd’hui la maladie n’est pour moi plus considérée comme un échec culpabilisant. Elle n’est plus non plus un simple « processus d’élimination des déchets ». Elle est devenue une réponse adaptée à notre histoire de vie c’est à dire un fabuleux outil de connaissance de soi. Ma définition de la maladie pourrait être : « l’expression de conflits psychiques ou biologiques internes qui nous connectent à notre identité profonde et nous relient à notre histoire de vie et notre généalogie » !!! Qu’est-ce que cela signifie ? Vous avez sans doute entendue parler de maladies psychosomatiques. C’est ce qu’on dit d’une maladie quand en médecine on n’en comprend pas les causes. Un eczéma, un ulcère, une migraine…c’est le stress qui se somatise !

Bien sur aujourd’hui, enrichi de nombreux travaux et d’expérimentations, le lien entre psychisme- ressenti- cerveau- organes est très bien établi. J’ai enfin compris que chaque maladie raconte une histoire, que chaque symptôme est reliée à un ressenti, que chaque manifestation de mon corps est l’expression d’une situation émotionnelle inachevée dont je n’ai pas toujours conscience.

Je comprenais pour la première fois de ma vie pourquoi on pouvait avoir une inflammation qui revenait sur une seule articulation et jamais une autre, pourquoi certains eczémas apparaissent toujours aux mêmes endroits , pourquoi certaines maladies comme la fibromyalgie, l’anorexie, les cystites ou les pathologies de la thyroïde sont à 90% des maladies qui touchent les femme, pourquoi la fièvre et la fatigue accompagnent la plupart des poussées inflammatoires. Tout devenait limpide…


La maladie aurait donc un sens et une utilité.


Je sais que pour certains d’entre vous qui ont des pathologies chroniques invalidantes, entendre que nos symptômes sont l’expression de conflits internes, peut paraître surprenant voir insupportable. Comment mon corps créerait lui même un état invalidant pour ma survie ? Pourquoi la souffrance physique devrait-elle être reliée à une souffrance morale?

Comment une maladie peut-elle être en lien avec l’histoire de mes parents ou celles de certains de mes ancêtres ?

C’est ce que je vous propose de découvrir lors de nos 2 prochaines formations les 19/20 novembre 2022 et 10/11 décembre 2022 à Dannelbourg (57)- Possibilité de suivre en visio à distance.


Lien inscription : https://www.alsacenaturo.com/service-page/decodage-biologique-des-maladies-p1?referral=service_list_widget


En attendant pour mieux comprendre cette approche voici un extrait d’un article que j’ai écrit dans l’excellente revue Néosanté.


Il s’agit de comprendre comment nous pouvons mettre en place un épuisement des surrénales à la suite d’un conflit émotionnel. Ici ce n’est pas la symbolique de l’organe mais l’éthologie qui nous permet de donner du sens à la fatigue chronique.


Les glandes surrénales (qui se trouvent chacune au-dessus d’un rein) sécrètent de la cortisone en particulier le matin afin de mettre l’organisme en activité. Elles sont essentielles pour nous permettre de réagir face au stress. Le cortisol facilite la transformation d’acides aminés en glucose. Ce sucre sera le carburant nécessaire à la contraction musculaire et servira à maintenir un état de vigilance. L’insuffisance surrénalienne se caractérise donc par des symptômes dont les deux plus importants sont : – L’asthénie : grosse fatigue à la fois musculaire (hypoglycémie et hypotension), psychique (léthargie intellectuelle) et génitale. Le malade est tellement fatigué qu’il est obligé de rester allongé. – Le brunissage de la peau (mélanodermie) et pigmentations des muqueuses.(Dans la maladie d’Addison) Essayons maintenant de comprendre en quoi ces symptômes sont des solutions biologiques de survie pour le patient et quel conflit est relié à cette maladie.


Le conflit du mouton.

Dans la nature, nombreux sont les animaux qui ne doivent leur survie qu’au fait de vivre en groupe (troupeau, horde, meute, essaim,…). A part les grands prédateurs (tigre, requin blanc) qui vivent seuls, l’animal ne survit pas hors de son clan. Le troupeau est une entité qui fait masse et qui protège l’individu : « L’union fait la force » ! Raison pour laquelle il est vital que l’animal ne se retrouve pas seul et isolé de son troupeau. Imaginons un mouton qui s’éloigne de son troupeau et qui finit par le perdre de vue. S’il tente de le rejoindre en choisissant une direction au hasard, la probabilité de choisir la bonne direction est infime. S’il bouge, il risque donc de s’éloigner davantage et de se perdre définitivement. Heureusement, son cerveau (programmé pour sa survie) va mettre en place un programme parfait pour lui donner un maximum de chance de survie : il va envoyer l’ordre de bloquer la sécrétion de cortisone. Ainsi, alors que le mouton voudrait être en action et courir, il n’a plus de force pour risquer de s’éloigner du troupeau. Il se retrouve paralysé sur le sol. La peau se pigmente rapidement pour éviter d’être trop visible des éventuels prédateurs (camouflage). Les muqueuses (en noircissant) donnent l’impression que l’animal est mort (comme si les tissus se nécrosaient). Ceci afin d’écœurer les prédateurs qui ne mangent pas les cadavres. Si, au hasard des mouvements du troupeau (qu’il détectera par la vue, l’ouïe ou l’odorat), il retrouve la bonne direction, le processus s’inverse. Le cerveau relancera ses surrénales par une injection énorme de cortisone et par là même de sucre vers les muscles. Ce coup de fouet lui permettra alors de regagner rapidement son troupeau. Le sens de cette maladie est bien de m’immobiliser lorsque je suis perdu afin que je ne puisse pas m’éloigner de mon clan.


Une solution pour ne plus s’égarer

L’insuffisance surrénalienne (asthénie chronique) est donc l’expression du conflit de « se tromper de direction ». Imaginons qu’enfant j’ai vécu le traumatisme de me retrouver seul, perdu au milieu d’une forêt ou au milieu d’une foule sans savoir où aller ; alors je peux programmer cette maladie. Plus tard, si je me retrouve confronté à des choix d’orientation difficiles dans ma vie professionnelle ou familiale, ou si je me sens perdu, isolé… je pourrais déclencher une insuffisance surrénalienne. Ainsi, l’asthénie générée par cette maladie m’empêchera de me déplacer davantage et de me mettre en danger.


La maladie est bien une solution transitoire à un "stress-ressenti » pour lequel on ne trouve pas de solution : ici « se sentir perdu ». La guérison ne peut donc ce faire qu'en trouvant des solutions à nos conflits et cela passe souvent par un changement de regard sur notre vie!


Jbrice Thivent






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