Pourquoi devrions- nous nous inspirer du mode de vie ancestral ?



Depuis des centaines de milliers d’années d’évolution, l’homme s’est construit et a toujours vécu en symbiose avec la nature. Son mode de vie suivait les rythmes d’une nature qu’il a appris à connaître et à maitriser. Il y a quelques dizaines de milliers d’années, nos ancêtres qui avant l’ère glacière vivaient sur les rives de la méditerranée ou en forêt tropicale bénéficiaient d’un climat idéal toute l’année, la nourriture végétale et la chair abondante et quasi à porté de main, pas de concurrence, nous étions suffisamment intelligents et organisés pour nous protéger des prédateurs, 2 à 3 h de cueillettes et un peu de chasse par jour suffisaient pour vivre et le reste de notre temps, nous le passions à flâner, dormir, jouer, échanger et vivre en harmonie avec la nature… bref le paradis sur terre !



Puis en quittant ce jardin d’Eden il a fallu nous habituer à des conditions de vie plus pénibles. Notre génétique de chasseur-cueilleur a évolué durant ce long cheminement et n’a quasiment plus évolué depuis 15000 ans, époque où nous étions encore des nomades parfaitement adaptés à notre environnement naturel. Mais il est faux de croire que notre vie était facile et idéale à cette époque. Il fallait survivre, lutter contre le froid(sauf dans certaines parties du globe), la faim, les prédateurs.





Beaucoup de théories circulent sur le mode de vie à cette époque du paléolithique. Cette période est même prise en référence comme étant le mode de vie idéal pour l’homme moderne d’aujourd’hui. Alimentation paléo, exercice physique paléo, marche paléo, mode de vie ancestral… la mouvance du retour au mode de vie naturel de nos ancêtres est à la mode.


A l’opposé, il y a les détracteurs de ces mouvements qui les critiquent avec l’ argument qu’à cette époque notre espérance de vie ne dépassait pas 35 ans ! Cette « vérité » chiffrée masque une autre réalité. Les études réalisées sur les peuplades de chasseurs-cueilleurs (Hadza, Ache, Kiwi, IKung) qui en 2007 n’avaient encore aucun contact avec notre civilisation moderne et encore moins avec notre médecine. Si l’on ne prend en compte que l’espérance de vie à la naissance, celle-ci est effectivement basse car elle prend en compte la mortalité infantile qui reste élevée. Mais ces données racontent la moitié de l’histoire.


Si on prend l’espérance de vie à partir de 45 ans, et non plus à la naissance, elle est de 21 ans (de plus) pour nos chasseurs-cueilleurs. Autrement dit, les individus qui passent outre la forte mortalité infantile et du début de la vie adulte ont une espérance de vie de 21 ans en moyenne.

Ce second point fissure déjà l’idée reçue selon laquelle nos ancêtres n’atteignaient jamais 50, voire 60 ans. Certes les conditions de vie étaient rudes et la mortalité élevée, mais les “seniors” existaient bel et bien à cette époque. Des vieillards même aussi.